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Français d'origine,
mes parents s'établissent à Sion après la 2ème guerre mondiale.
Je suis le cadet d'une famille de 9 enfants. Alors que ce n'est pas encore la norme,
mes deux parents travaillent durement pour subvenir à nos besoins.
Je vis une enfance heureuse avec une éducation basée sur des valeurs religieuses et
familiales d'amour, de fraternité et de solidarité.
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Le partage du travail et la répartition des tâches font partie de mon quotidien
dès mon plus jeune âge. Après une scolarité primaire sans histoire,
je connais quelque hésitation quant aux études secondaires ou à une formation professionnelle.
A 20 ans, je revendique mon indépendance et gagne ma vie sur les chantiers et à l'usine.
A 22 ans, je commence un apprentissage d'ébéniste interrompu suite à la grève de la faim
que je mène devant la cathédrale de Sion à Noël 1981. En fait,
je soutiens mon frère, enfermé pour objection de conscience
et mis illégalement en isolement à la prison de Sion. J'engage ensuite des études de musique
tout en travaillant comme manoeuvre. Naturalisé, je suis moi-même condamné pour objection
de conscience et je purge une peine de cinq mois et demi ferme à la prison de Crêtelongue
en 1983-84.
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R
eprenant mes activités musicales comme les chantiers, on me propose un poste de remplaçant
éducateur dans une institutions valaisanne. C'est alors le coup de foudre pour ce travail
d'éducateur que je ne quitterai plus et pour lequel je me forme, ne cesse de me perfectionner et m'engage sur le plan associatif, syndical puis politique.
Je remercie mes parents et ma famille qui m'ont transmis des valeurs d'amour,
de justice, de partage, d'attention à l'autre, de franchise, de travail et de solidarité.
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